En 2026, Eden-Well a été invité à contribuer aux discussions de haut niveau du Conseil de l’Europe (CdE), à l’occasion du 2e Forum européen sur l’éducation à la citoyenneté numérique (DCE). Le forum s’est tenu du 27 au 29 mai 2026 à Strasbourg, en France, et portait sur la nécessité urgente de renforcer les fondements démocratiques par la compétence numérique, en allant au-delà de l’instruction technique pour favoriser une compréhension éthique et une innovation centrée sur l’humain. Parmi les thèmes clés figuraient l’importance de l’« autorité créative » (authorship) à l’ère de l’IA — comme l’a souligné l’orateur principal Eric Solomon avec son « Human Operating System » — et l’utilisation de méthodes de narration innovantes telles que le « Grej of the Day » de Mikael Hermansson pour éveiller la curiosité. Le consensus, lors des différentes sessions, était clair : l’éducation doit permettre aux apprenants d’évoluer dans le monde numérique non seulement comme utilisateurs, mais comme citoyens responsables, capables d’évaluer de manière critique la désinformation, de participer au débat démocratique et d’utiliser l’IA au service de l’humanité.
Présentation de Samuel : raviver le pouvoir d’agir et la cohésion sociale
Samuel a présenté la mission d’Eden-Well comme une réponse directe à la « consommation passive » de la jeunesse d’aujourd’hui, qui passe souvent des heures à faire défiler les réseaux sociaux sans aucun sentiment de pouvoir d’agir. Il a présenté le logo d’Eden-Well — un pont — comme une déclaration de collaboration destinée à faire passer les 13-25 ans de consommateurs à créateurs. Il a détaillé le Modèle Catalyseur Rendez-Vous, soulignant comment il crée une « société de la célébration » où parents, grands-parents et l’ensemble de la communauté se réunissent pour honorer les réalisations techniques et créatives des jeunes. En transformant le temps d’écran en innovation porteuse de sens, Eden-Well entend doter la prochaine génération des compétences de leadership nécessaires pour évoluer dans un avenir défini par l’IA.
Un axe majeur de l’intervention de Samuel a été le « nouveau modèle d’intégration », où il a décrit comment Eden-Well utilise la création numérique comme un langage universel au service de la cohésion sociale. En formant délibérément des équipes interculturelles composées de réfugiés, d’immigrés et de Suisses locaux, l’organisation inscrit le travail d’équipe dans l’ADN de la nouvelle génération. Cette approche par étapes — d’un « Rendez-Vous » de prestige à un bootcamp intensif puis à un Club local de longue durée —
— garantit que l’intégration sociale n’est pas un simple concept théorique, mais un résultat concret de la cocréation d’animations 3D et d’outils numériques répondant à des problèmes réels comme la justice et la durabilité.
Présentation d’Aleksandar : création souveraine et l’initiative AI Builder
La présentation d’Aleksandar s’est concentrée sur la « Youth AI & Digital Builder Initiative », un programme concret conçu pour démystifier l’IA et doter les élèves d’« outils souverains » pour bâtir leur propre avenir. Il a abordé de front l’« angoisse liée à l’IA », affirmant que le seul moyen de passer de la peur de perdre son emploi à un véritable pouvoir d’agir passe par la maîtrise technique et un dialogue honnête avec des experts. La pièce maîtresse de sa présentation a été l’intégration d’Apertus — l’infrastructure d’IA souveraine suisse —, qui permet aux jeunes de construire des services numériques reflétant les valeurs culturelles locales et les nuances linguistiques. C’est là, soutenait-il, le coeur de la citoyenneté numérique : rééquilibrer le pouvoir, des fournisseurs technologiques mondiaux vers les citoyens eux-mêmes.
Aleksandar a ensuite détaillé la progression technique du bootcamp d’Eden-Well, où les élèves passent de l’« intuition de l’IA » à la création de prototypes de sites web et d’applications web à l’aide d’outils no-code et d’agents IA. Il a souligné que dans un monde où 70 % des compétences professionnelles auront changé d’ici 2030, la capacité à construire, concevoir et lancer un produit numérique est la forme ultime d’autonomisation. La présentation s’est poursuivie avec la phase
d’« incubation », où les participants professionnalisent leurs projets grâce à l’optimisation pour les moteurs de réponse (AEO) et à un storytelling stratégique, tout en intégrant dans leurs projets des chatbots et avatars textuels, audio et visuels. Cela culmine dans un Capstone Project Showcase où des sites web et applications web pleinement fonctionnels et full-stack — comme des systèmes de réservation pilotés par IA pour des commerces locaux — font office de « nouveau CV », reliant directement les jeunes au marché de l’emploi suisse et aux besoins institutionnels locaux.
À l’issue de nos présentations, des personnes sont venues nous voir, car elles souhaitaient reproduire notre modèle RDV dans leurs écoles et leurs pays.